Quickribbon Terckan


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Eddie Somewhere in Paris

Icon Date July 3rd, 2008

Hier c'était le concert de Maiden à Bercy et c'était beau.

Lauren Harris a défoncé les tympans de 35000 personnes en hurlant dans les micros. Même si c'est la fille de Monsieur Harris et quelle est assez mignonne, ca ne pardonne pas la merde à laquelle on a eu droit. Grâce à elle, c'est le premier concert où j'ai acheté des boules quies*.
Allez j'vais être gentil et oublier de mentionner son jeu de scène Tokyo Hotel styled.

Le groupe qui a suivi, Avenged Sevenfold, était un peu meilleur (difficile de faire pire en même temps) mais pourri aussi. Du death metal tout ce qu'il a de plus classique genre du gros bruit, un chanteur dans les aigus et des guitaristes aux solos ultra-rapides, très techniques toussa, mais inintéressants ... Bref je leur aurais pas filé 1€ dans le métro.

Vous l'aurez compris la première partie était à chier, j'en ai profité pour aller me soulager des quelques bières descendues dehors.

Bon et Iron Maiden dans tout ça hein ?
BEH PUTAING MAIDEN QUOI!§


Dès que les premières paroles du discours de Churchill résonnent dans la salle une pulsion incontrôlable s'empare de tes doigts, tu fermes le poing et ne lèves que l'index et l'auriculaire avant que ce ne soit au tour de tes bras de s'agiter frénétiquement car tu LE sais, tu sais que Maiden va enfin commencer son concert et en plus qu'ils vont attaquer direct par Aces High !
Et là soudain c'est le drame, tu ne vois plus le temps passer, tu as à peine eu le temps de cligner des yeux que t'es déjà entrain de gueuler 666 the Number of the Beast || Hell and fire was spawned to be released puis ça s'enchaine pendant plus de deux heures : Rime of The Ancient Mariner, Moonchild, Powerslave ...

Mouhahaha, c'était trop bon. Z'ont grave assuré et en plus le son était parfait.

ANNIE CORDY

Note: le décor qui était le même que pour Live after Death, que Yeuse avait vu il y a 20ans de ça lors du Monster of Rock de 88. Ca lui a rappelé sa lointaine jeunesse.

(*) Omagad, c'est pas Ted Nugent qui disait "si c'est trop fort, c'est que tu es trop vieux" ? Ouais celui-là même qui est sourd maintenant.

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Yeuse en action

Icon Date June 30th, 2008

Remplacez la télé par un PC et vous avez le parfait exemple de ce qui s'est passé Samedi dernier à Créteil.
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AFK Hyborien

Icon Date June 24th, 2008

“Sache, Ô Prince, qu'entre les années où les océans engloutirent Atlantis et ses cités d'argent, et l'avènement des fils d'Aryas, il y eut une époque dont nulle imagination n'a jamais rêvé, où des empires étincelants recouvraient la surface du monde à l'instar de voiles bleus sous les étoiles.
Alors vint Conan le Cimmérien, à la crinière d'ébène, au regard sombre, l'épée au poing, un voleur, un errant, un tueur, aux mélancolies et aux joies gigantesques, qui foula aux pieds les trônes sertis de joyaux de la terre entière.” Robert E.Howard

Cher lectrice, cher lecteur,
Je t'écris ces quelques lignes en espérant que tu n'as pas viré mon flux RSS de tes favoris.
Ton humble serviteur a failli, en effet j'ai été dans l'obligation de délaisser un peu ton site préféré¹.
L'heure est grave, de sérieuses contraintes ont engloutit mon temps et m'ont forcé à m'éloigner un peu plus de toi. J'ai failli sombrer tant la tache était lourde, parfois il m'est même arrivé de faire péché d'acédie et de penser que je n'y arriverai pas ...

Finalement, j'y suis parvenu à ce putain de level 80 sur Age of Conan ! Ca va faire une semaine que je n'ai plus besoin de basher des mobs comme un con pour faire avancer cette saloperie de barre d'XP.

Sinon à part ça j'pensais pas tomber à nouveau dans les MMOs de cette façon. Après avoir arrêté WoW il y a plus d'un an et demi, je me disais que j'étais dorénavant vacciné contre cette activité hautement chronophage et obsédante. Beh je me suis bien gouré !

Rhalala (Hackbar?!) AoC était attendu comme le messie dans le monde bien morne du MMO. Depuis quelques années WoW s'est imposé comme la référence, auprès des médias et surtout des conseils d'administration des boites de dev' grâce aux chiffres abyssaux que brasse ce jeu depuis plus de 3ans.
Le monde de Robert E.Howard ce n'est pas uniquement un défilé de slips en fourrure mais avant tout le premier univers de dark fantasy, idéal donc pour sortir enfin des clichés de la high fantasy carebearsante : des elfes gambadant sur de jolis champs pleins de fleurs façon Laura Ingalls en chassant des papillons de lumière tout en éructant sans cesse sur le channel local des LOL et sur le vocal ptdr il a popo, boubou, fufu².

C'est avec engouement que je me suis jeté dans le jeu de Funcom, les premières impressions étaient tout simplement géniales. Une claque, un gameplay au poil, une finition parfaite, j'en ai pas débandé durant les 20 premiers level (et pas seulement à cause des boobs qui se baladent librement sur les persos féminin hein)...
Après ca c'est gâté plus on évolue dans le jeu plus les bons côtés sont étouffés sous une montagne de bugs pour arriver au final à un vide total. Un manque de finition et de contenu incroyable pour un jeu soit disant terminé. Payer la boite 50€ et l'abonnement mensuel de 15€ pour ça, c'est tout bonnement du vol. Je ne pourrais même pas vous lister ici les points à corriger/améliorer de toute urgence car j'pense qu'OVH me demanderait un supplément pécuniaire pour l'extension de la base sql. Si je ne jouais pas avec les ADLNs, j'aurai arrêté les frais la semaine dernière et attendu quelques dizaines de Go de patchs avant d'envisager d'y rejouer.

Bref tout ça pour dire, que le blog va reprendre une activité normale dorénavant. Il m'aura fallu pas moins d'une semaine pour compenser un peu mon déficit de sommeil (métro/boulot/mmo = epic fail).

(¹) haha!
(²) Et ouais WoW se nourrit principalement des neurones du joueur, du coup il n'arrive plus à prononcer des mots avec des syllabes différentes - c'est dur d'utiliser le mot potion hein, mieux vaut dire popo c'est tellement plus classe n'est-ce pas ?

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Vous ronflez ?

Icon Date May 19th, 2008

Hier soir, je prends le train de nuit à Perpignan pour rentrer à Paris. Trois vieux, la cinquantaine facile, sont déjà installés dans les couchettes. Direct, ils me demandent si je ronfle.
Suite à ma réponse affirmative commence une heure de brisage de couilles menu menu ...
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Classement : les armes inutiles

Icon Date May 16th, 2008

1. Ekranoplan

Appelé aussi le Monstre de la Mer Caspienne à cause de ses dimensions titanesques (100mètres de long), l'Ekranoplan était un des projets les plus secret de l'URSS. Cet avion crée une poche d'air sous lui afin de voler à ras la mer permettant de voler à une vitesse de croisière de 400km/h tout en pouvant emporter une charge maximale opérationnelle de 540tonnes.
Les avions à effet de sol (désignés par l'appellation WIG pour 'Wing In Ground effect') sont peu connus actuellement. Mais il est possible qu'ils se développent prochainement à des fins commerciales comme le transport de marchandises.
Cependant l'Ekranoplan n'a jamais passé les phases d'essais.

2. Space Marines

En 2002, le corps des Marines (USMC) lance la le projet SUSTAIN - Small Unit Space Transport and Insertion - qui a pour but de permettre à une unité, composée de 13 marines + équipement, d'intervenir partout dans le monde dans un délai maximum de deux heures. Comment effectuer une telle prouesse ?
Hein ? jE VOUS LE DEMANDE MOI COMMENT 13 PELERINS VONT POUVOIR DEFENDRE LES SACRO-SAINTS INTERETS AMERICAINS A TRAVERS LE MONDE EN DEUX HEURES MAXIMUM ALORS QUE LA TOUTE PUISSANTE RATP N'EST MEME PAS CAPABLE DE REGULER SON PUTAIN DE TRAFIC DE MEEERRRDDDEE ?§!
...
Veuillez m'excuser pour ce passage en caps lock mais le métro en période de chaleur c'est insupportable.

Ouais alors la solution est tout simplement en passant par l'espace ! Ha ouais ça vous la coupe, tout de suite ça déconne plus là. C'est pas chez la RATP qu'ils nous auraient pondu une idée comme ça, et tant mieux d'ailleurs imaginez un peu "Mesdames, Messieurs, nous sommes actuellement à l'arrêt pour régulation du trafic. Merci de bien vouloir patienter de ne pas descendre sur la voie lactée et retenez un peu votre respiration jusqu'à la prochaine station car nous avons une coupure dans l'arrivée d'oxygène suite à un voyageur malade."

Finalement Sustain restera dans les anales uniquement dans la catégorie "magnifique présentation PowerPoint". Notamment à cause de la quasi-impossibilité d'extraction de l'équipe et du matériel en cas d'échec de l'opération.

3. Avion Atomique

Dans les années 50, une rumeur s'est répandue au sujet des travaux des soviétiques sur des avions à propulsion nucléaire. Alarmés, les Etats-Unis se sont précipités pour terminer les plans de leur propre avion nucléaire.
Un problème majeur : l'équipage serait exposé à de dangereux niveaux de radiations. Une solution proposée était d'utiliser les pilotes les plus âgés. Le prototype Russe aurait volé une quarantaine de fois mais son équipage est décédé prématurément et une importante pollution radioactive était présenter dans le sillage des vols.
Depuis l'idée de propulser des engins volants grâce à l'énergie nucléaire a été officiellement abandonné et se cantonne désormais aux bâtiments de la marine (ex: porte-avions, sous-marins)et à l'aérospatial (ex: satellites, sondes).

Au fait si vous voulez savoir pourquoi les robots géants nucléaires ne verront eux non plus jamais le jour, allez lire ce billet de l'inutile indispensable blog Nioutaik.

4. Psychédéliques

Durant des années, l'armée américaine a expérimenté sur ses propres soldats des drogues psychoactives telles que le LSD, 3-quinuclidinyl benzilate (BZ) ou des cannabinoïdes synthétisés dans le but de maitrisé le comportement des armées adverses via des bad trip.

Pour se marrer un coup, remettons-nous en mémoire les effet du gaz BZ (pas besoin de vous faire un dessin pour les deux autres drogues sus-citées hein) : «Il s'agit un agent incapacitant anticholinergique bloquant l'action de l'acetylcholine dans le système nerveux. Il trouble les fonctions d'intégration supérieures de la mémoire, de la pensée logique, de l'attention et de la compréhension ; à fortes doses, on constate un délire qui empêche de mener à bien toute tâche militaire. Les symptômes du gaz BZ incluent un assèchement de la peau, une accélération du rythme cardiaque, un ralentissement de l'activité mentale et physique, maux de tête, nausées, perte du sens de l'orientation et hallucinations. Le gaz BZ se présente sous la forme d'une poudre blanche à température ambiante, sa décomposition intervient à partir de 170 degrés centigrades.»

5. Canon Solaire

Depuis le centre de recherches de Hillerslebenet, et cela des années avant le début de la conquête spatiale, les Nazis avaient élaboré des plans pour la construction d'un réflecteur spatial. Ce miroir géant, placé à une orbite distante de 8 200 kilometres et composé de millions de tonnes de sodium métallique, redirigerait la lumière du soleil en un faisceau de chaleur dévastateur.
Les ingénieurs Alliés émirent de gros doutes quant à la faisabilité d'un tel projet même en prenant en compte le délai de 50 à 100ans annoncé par les ingénieurs allemands...


Image tirée de Meurs un autre jour (007).

La suite du classement sur Wired [en].

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Nouvelle TV ??!

Icon Date May 1st, 2008

Samedi dernier, nous avons changé de télé. C'est bien beau de se la péter en prenant un écran de 42" (beh ouais, faut ce qu'il faut pour regarder la Star Ac' hein) mais du coup ça rentre pas dans la voiture. No problemo, demandons de l'aide à J-F aka el Minou.
Le seul impératif de la journée était la fermeture de Pixmania à 19H, on a le temps !

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Dove pwned by Greenpeace

Icon Date April 26th, 2008

Depuis quelques temps, Dove communique de façon différente (souvenez-vous).
Sauf que lorsqu'on veut se la jouer avec un marketing à contre-courant, vaudrait mieux essayer d'avoir une étique (haha!) irrépréhensible avant ...

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Comment expliquer les flux RSS à votre Chef ?

Icon Date April 17th, 2008


Le mien a enfin compris comment je faisais pour suivre les news de PC Inpact sans y aller toutes les heures ... M'enfin bref, pour le ménager je lui ai dit que ça venait juste de sortir.

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La fuite en avant

Icon Date April 13th, 2008

La publication de mon précédent billet coïncide avec un Courrier International (best weekly ever, abonnez-vous FFS) qui a cette semaine pour couverture L'hyperpuissance américaine, c'est fini.

Courrier International n°910

Je cite un passage de l'excellent article, traduit dans le CI sus-présenté, de Parag Khanna paru dans le New York Times (j'en profite pour signaler que ce quotidien est disponible gratuitement sur le net) :

Les “dividendes de la paix” de l’après-guerre froide [selon la formule popularisée par Bush père et Margaret Thatcher au début des années 1990, qui faisait allusion aux bénéfices induits par la réduction des dépenses de défense] ne se sont jamais traduits par l’instauration d’un ordre mondial libéral sous l’égide des Etats-Unis. Et aujourd’hui, au lieu de dominer le monde, nous nous battons (et nous perdons) face aux autres superpuissances mondiales : l’Union européenne et la Chine. Car tels sont les trois Grands de la géopolitique du XXIe siècle : pas la Russie, vaste étendue en voie de dépeuplement rapide, gérée par Gazprom.gov ; ni cet Islam incohérent embourbé dans des guerres intestines ; ni l’Inde, qui a plusieurs dizaines d’années de retard sur la Chine, tant en termes de développement que d’appétit stratégique. Les trois Grands édictent les règles – leurs règles – sans qu’aucun d’eux domine.

Lorsque Washington réalisera que l'ère unipolaire sous hégémonie américaine¹ n'est plus qu'un souvenir des années 90, je pense que nous ne sommes pas à l'abri d'une fuite à l'avant, comme seul ce continent-nation en est capable.
Grâce à un isolationnisme qui rend l'Amérique états-unienne semblable à une île placée sous l'autorité suprême (divine ?) d'un seul homme, le président (certes la Vème République n'est pas un exemple dans le genre de la régulation des pouvoirs). Et ce fameux président ne peut appartenir qu'à deux camps politiques qui vont simplement incliner légèrement la vanité nationale. D'un côté un patriotisme pragmatique chez les démocrates et de l'autre un espèce de nationalisme candide proprement républicain.
Cet isolement, cette contemplation de soi, leur permet de conduire des actions unilatérales car les Etats-Unis n'ont absolument rien à carrer du point de vue des autres.

Le peuple américain n'a aucun besoin de reconnaissance extérieure, qu'elle soit aussi bien positive ou négative. Washington peut donc défendre ses intérêts tout en se cachant derrière des idéaux purement nationaux.
Comme le remarquait déjà Tocqueville², il y a près de deux siècles, très peu de temps après la naissance même des Etats-Unis, le nouveau monde ne peut accepter une conception différente sur la notion, qui lui est fondamentale, de la liberté individuelle.
D'où la facilité de la Maison Blanche d'obtenir le soutien de l'opinion publique pour intervenir dans des pays tels que l'Afghanistan ou l'Irak afin de les "démocratiser".

C'est pour cela que la découverte d'une opération telle que Giant Lance ne m'a que très peu surpris. Et qu'une nouvelle fuite à l'avant style nucléo-kamikaze n'est pas à exclure.

(¹) Bien évidemment cela ne se passe pas directement du jour au lendemain mais ce déclin est déjà en cours. Voici une partie du programme : abandon du dollar comme monnaie mondiale de réserve et d'échange au profit de l'euro, essor économique de l'asie, concurrence militaire directe de l'empire chinois, fin de la doctrine Monroe, renaissance de la Russie, ONU torpillée, alliance atlantique délaissée, jeux de Xbox piratés, fin de la gestion exclusive des DNS - ouais ça c'est un point important pour un geek hein -, etc.

(²) Tocqueville (1805-1859) prédisait déjà que les États-Unis et la Russie avaient pour vocation à devenir des empires à l’échelle mondiale et qu’ils s’opposeront pour la domination globale dès qu’ils entreront en contact.
Alors que même Nostradamus n'avait pas vu la guerre froide arriver !

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Ou comment j’ai appris à m’inquiéter avec la Théorie des Jeux

Icon Date April 10th, 2008

Au matin du 27 Octobre 1969, un escadron composé de 18 bombardiers stratégiques de type B-52 entame un parcours commencé à l'ouest des Etats-Unis à destination de l'est de l'Union Soviétique. Les pilotes volèrent durant 18 heures sans repos afin de bombarder des cibles à plus de 800km/h. Chaque avion est équipé d'armes nucléaires qui sont des centaines de fois plus puissantes que celles utilisées sur Hiroshima et Nagasaki.

Les B-52, appelés aussi Stratofortresses (forteresses volantes stratosphériques), ne ralentirent qu'une seule fois, le long de la côte canadienne près de la calotte polaire. C'est là qu'ils avaient rendez-vous avec des KC-135, Stratotankers, pour se ravitailler en vol. Ces Boeing 707 modifiés ont injectés plusieurs centaines de litres à nos fiers bombardiers à l'aide d'une perche rigide télescopique terminant à son extrémité par un injecteur - nozzle (alors que les KC-135 utilisés par la France sont équipés d'un système de ravitaillement différent qui utilise un "panier" (drogue) au bout d'un tuyau souple (hose) fixé en extrémité du télescope). Le ravitaillement en vol est une opération délicate, il suffit d'un banal changement de vent ou d'une erreur de manipulation et un avion rempli de 150 tonnes de kerozene percutera un autre rempli à ras-bord de matériel nucléaire.


Boeing B-52E-85-BO réapprovisioné par un Boeing KC-135A. Photo : US Air Force.

Les avions ont pris la direction de Moscou mais leur véritable objectif est le Vietnam. L'année précédente, durant sa campagne pour les présidentielles, Richard Nixon avait promis de mettre fin à ce conflit. Mais plus de 4500 américains ont perdu la vie dans les six premiers mois de 1969, dont les 84 soldats morts à la bataille de Hamburger Hill (non il ne s'agit pas d'un combat acharné entre le Big Mac et le Whooper dont l'enjeu était le contrôle de la restauration rapide de l'univers, mais d'une bataille qui a fait polémique sur la stratégie globale des Etats-Unis au Viêt Nam - lien wikipedia).

Pendant ce temps, les négociations de paix qui se déroulaient à Paris, dans lesquelles beaucoup avaient placé leurs espoirs de trouver une solution à ce conflit, sont tombées à l'eau.
Les Vietnamiens avaient déclaré qu'ils resteront assis à la table des négociations sans faire une seule concession "jusqu'à ce que les chaises pourrissent". Frustré, Nixon décide alors d'essayer une nouvelle méthode diplomatique : menacer directement l'Union Soviétique d'une énorme frappe nucléaire, incitant ainsi ses dirigeants à envisager sérieusement la possibilité qu'il soit assez fou pour passer à l'acte. Son espoir était de faire suffisamment peur aux soviétiques pour qu'ils forcent Hanoi à commencer à faire des concessions à la table des négociations au risque de perdre le précieux appui militaire soviétique.

Connu sous le nom de code Giant Lance, le plan de Nixon a été le point culminant d'une stratégie de folie préméditée développée avec le conseiller spécial de la sécurité nationale Henry Kissinger. Les détails de cet épisode sont restés secrets durant 35 ans et n'ont jamais été totalement exposés. Maintenant, grâce au Freedom of Information Act (FOIA), il est clair que Giant Lance a été l'exemple type de ce que les historiens ont fini par appeler "the madman theory" (la théorie du fou) : imaginez un Nixon, fou furieux, seul avec le doigt sur le bouton rouge.
Flippant, n'est-il pas ?


Nixon et Kissinger ont mis à exécution leur plan à partir du 10 Octobre en envoyant au Strategic Air Command américain un ordre urgent de se préparer à une probable confrontation. Ils voulaient que les armes thermonucléaires les plus puissantes de l'arsenal US soient prêtes pour une utilisation immédiate contre l'Union Soviétique. La mission était si secrète que plusieurs officiers de haut rang - dont le commandant du SAC lui-même - ne furent pas informés de sa réelle finalité.

Après leur départ, les B-52 ont volé dans l'espace aérien soviétique durant trois jours, mettant au défis les défenses russes et provoquant leur flotte aérienne. Les pilotes sont restés en alerte permanente, prêts à lacher leurs bombes si l'ordre en était donné. Les Soviétiques savaient probablement la teneur exacte de la menace qui planait sur eux : leurs radars avaient capté les avions au début de leurs trajectoires et les espions affectés aux bases américaines connaissaient la nature de l'armement transporté grâce à l'évaluation du poids au décollage et du carburant utilisé. Les années précédentes, les Etats-Unis gardaient constamment dans les airs 12 bombardiers stratégiques, chacun équipé de deux à quatre bombes nucléaires, a des fins dissuasives ( si les soviétiques faisaient exploser toutes les bases américaines dans une attaque surprise, les Etats-Unis seraient toujours en mesure de répondre). Cependant en 1968, le Pentagone a interdit publiquement cette pratique (à cause des risques d'accidents - citons à titre d'exemples le crash de 1966 en Espagne et celui à la base aérienne de Greenland le 21 Janvier 1968 - certes les bombes n'explosent pas mais leurs matières fissibles se dispersent sur tout le secteur du site du crash) et le Secrétaire à la Défense Robert McNamara a ordonné le maintien au sol de tous les avions armés de matériel nucléaire, une politique qui a duré plus de 40ans, estimant que les quelques minutes de préparation nécessaires au décollage des bombardiers en alerte suffisent. Par ce fait les Soviétiques ne peuvent envisager que les 18 avions viennent de décoller dans le cadre d'une patrouille. Le Secrétaire de la Défense Melvil Laird, qui était opposé à l'opération, avait peur que les Soviétiques interprètent Giant Lance comme une attaque, ce qui provoquerait une catastrophe, ou bien comme un coup de bluff, ce qui affaiblirait l'image de Washington.


Bombe thermonucléaire "B61" à la base de l'Air Force d'Hill. Photo : US Air Force.

Les Etats-Unis ont déjà été dangereusement proches du conflit nucléaire auparavant. Lors de la crise des Missiles Cubains en 1962, les forces nucléaires de la nation en étaient au stade d'utilisation imminente afin de répondre aux actions Soviétiques. A plusieurs autres occasions aussi : lorsqu'un avion transportant des armes nucléaires s'est écrasé, ou encore lorsque des opérateurs radars ont interprété un vol d'oiseaux migrateurs comme une premère frappe soviétique. Toutefois en Octobre 1969 c'est différent. C'est la seule fois, connue, où un président a décidé de son propre chef de simuler les signes stratégiques du commencement d'une Troisième Guerre Mondiale.

La folie apparente de Nixon et l'opération Giant Lance sont toutes les deux basées sur la théorie des jeux, une branche des mathématiques qui utilise les calculs et la logique pure pour comprendre les prises de decision. Ces modèles essaient de synthétiser tous les éléments essentiels pour décrire l'interaction, puis d'introduire des concepts de solution pour décrire les issues possibles d'un jeu, et enfin, d'appliquer ces outils pour mieux comprendre les phénomènes sociaux mais aussi pour prédire les conséquences d'une interaction stratégique. Le dilemme du prisonnier est l'exemple le plus connu de cette théorie (l'article de Wikipédia est monstrueusement incomplet mais c'est mieux que rien hein).
Les deux cas les plus souvent cités pour illustrer la théorie des jeux en cas de somme nulle sont les échecs et le poker (les gains de l’un sont exactement les pertes de l’autre). Les échecs sont un jeu à information complète et parfaite (on connait les motivations, les actions antérieures, toutes possibilités d'action - propres et adverses - et les gains directs). Le poker est quant à lui un jeu à information incomplète (cartes adverses inconnues, possibilité de bluff dans les enchères, intervention du hasard tout au long des phases de jeu).


Or en Octobre 1969, nous avions sur la scène les archétypes de chaque jeu, l'URSS en joueur d'échecs et les USA en amateurs de poker. Sauf que bon lorsqu'on parle de guerre, et à plus forte raison d'une guerre nucléaire, on peut être sûr qu'on se retrouve avec un résultat à somme non-nulle négative au final. C'est à dire une ruine collective, exemple dans le dilemme du prisonnier lorsque les deux passent à la délation. Je recite à nouveau le grand Arthur Koestler :

Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre dans la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis qu'elle a libéré les puissances du noyau atomique, l'humanité doit vivre dans la perspective de sa mort en tant qu'espèce biologique.

Dans un supergame, la stratégie de réciprocité (Tac-au-Tac) est celle qui a le plus de succès. Elle ne domine aucune stratégie de l'adversaire, elle ne l'exploite pas non plus. Mais face à des stratégies très diverses, elle parvient à établir et maintenir la solution coopérative. La stratégie de réciprocité a même été améliorée en supprimant l'effet d'écho (répondre par une provocation à un test de vigilance adverse).

Le livre de John McDonald's (quand j'vous disais que Burger King n'avait aucune chance de gagner) Strategy in Poker, Business and War, publié en 1950, était la première introduction de la Théorie des Jeux à des fins stratégiques.
Relier les disciplines entre elles nous parait naturel maintenant mais c'était une pratique complètement nouvelle à l'époque. Ce mélange de genres c'est développé à partir de la fin des années 50, lorsque plusieurs économistes essaient d'appliquer leurs concepts et leurs méthodes à des domaines autres que leur discipline initiale :
1957 - Anthony Downs avec son célèbre livre An Economic Theory of Democracy, qui deviendra un élément fondamental de l'économie politique.
1957 - Gary Becker (prix Nobel d'économie en 1992) qui analyse la discrimination en économie dans son libre The Economics of Discrimination.
1958 - Apparition de la revue Journal of Law and Economics à l'université de Chicago, les balbutiements de l'analyse économique du droit.
1960 - Ronald Coase (prix Nobel d'économie en 1991) avec le coût social des transactions qui est ressorti récemment avec l'affaire Total.
1962 - James Buchanan et Gordon Tullock qui par leurs travaux, The calculus of consent, dissèquent le comportement les politiciens par une analyse purement économique.
1966 - Mancur Olson, La Logique de l'action collective, explique comment les individus s'organisent pour réaliser un objectif commun.

Enfin bref, Kissinger a donc étudié la théorie des jeux lorsqu'il était jeune académicien et théorien en stratégie à Harvard. Au début des années 60, il participe à une groupe de vétérans de la Seconde Guerre Mondiale qui deviendront les prophètes de l'âge nucléaire. Travaillant dans les nouveaux instituts et autres think thanks, comme la RAND Corporation, ils prêchaient la normalisation des armes nucléaires en dédramatisant leur éventuel usage ; ils étaient persuadés de savoir comment les utiliser plus efficacement. C'est ce courant de pensée qui était la cible de Stanley Kubrik dans son film Dr. Strangelove (Docteur Folamour), où à l'écran la RAND y étaient à peine maquillée en "Bland Corporation".
L'un des premier point de la théorie du jeu dans le cadre de la Guerre Froide était la doctrine de représailles massives ("massive retaliation") du Président Eisenhower : Washington répondrait violemment à toute attaque envers les Etats-Unis ou ses alliés. C'était censé inspirer suffisamment de crainte pour dissuader tout ennemi de passer à l'acte.


Mais Kissinger estimait que cette politique pouvait avoir l'effet inverse et encourager les ennemis des USA tout en limitant marge de manœuvre de Washington. Les Américains auraient vraiment frappé Moscou si les Soviétiques finançaient quelques insurgés communistes en Angola ou s'ils prenaient un coin de l'Iran ? Bien-sûr que non.
Cette stratégie permettait aux communistes à s'attaquer à tout ce qui ne touchait pas directement les intérêts Américains en toute sérénité, puisqu'ils étaient persuadés que les Etats-Unis ne répondrait pas "massivement" pour de si petits conflits.

La Maison Blanche avait besoin d'un plus large éventail d'options militaires. Plus de choix, d'après les think thanks, permettrait aux USA d'intervenir dans certains conflits dès leur départ, de gagner du poids dans les négociations d'autres ou encore d'éviter que d'autres ne dégénèrent. Cette logique de la théorie des jeux fût le fondement de ce qui est devenu dans les 60-70 la doctrine de la "riposte graduée" : Washington répondrait aux petites menaces avec de petites solutions et aux grosses menaces avec des solutions plus lourdes.

La théorie du fou était une extension de cette doctrine. Si vous voulez compter sur l'effet de levier, vous devez être crédible quant à l'utilisation de la riposte graduée - du petit assassinat nocturne à l'attaque nucléaire - ; vos adversaires doivent être convaincus que même les options extrêmes sont sur la table. Et leur faire croire que vous êtes réellement fou est une façon comme une autre d'y arriver.

Prenons en exemple un jeu que le théoricien Thomas Schelling a soumis à ses étudiants d'Harvard dans les années 60 : vous êtes au bord d'une falaise, la cheville enchaînée à une autre personne. Dès que l'un des deux pleure, les deux sont libérés, et celui qui est resté silencieux obtiendra une grosse récompense. Que faîtes-vous ? Vous ne pouvez pas pousser l'autre personne dans le précipice car vous le suivriez obligatoirement. Dans ce cas vous avez deux options pour vous approcher du bord, soit en marchant soit en dansant. Si vous marchez doucement en direction du vide, vous prouvez simplement que vous êtes prêts à affronter une certaine quantité de risques en espérant que votre partenaire finisse par céder pour que vous gagniez le gros lot. Par contre si vous arrivez à convaincre votre adversaire que vous êtes fou et susceptible de sauter dans le vide dans n'importe quel sens et à tout moment, il va sans doute demander grâce immédiatement. Si les Etats-Unis semblaient téméraires, impatients, voire fous, ses rivaux pourraient accepter des conditions qu'ils auraient rejetées en temps normal. Dans la théorie des jeux, un nouvel équilibre devait émerger lorsque les dirigeants de Moscou, Hanoï et La Havane, envisageraient comment les évènements pourraient dégénérer s'ils amenaient un président, hors de tout contrôle, à expérimenter les terribles armes qu'il avait à disposition.

Les B-52 volants au-dessus du territoire soviétique sont l'application directe de cette branche de la théorie des jeux. Bob Haldeman, chef de cabinet de la Maison Blanche sous Nixon, a écrit dans son journal de notes quotidiennes que Kissinger croyait fermement que le comportement irrationnel des USA "tourmenterait les Soviétiques et Nord-Vietnamiens". Nixon a encouragé Kissinger à étendre cette approche. "Si le sujet du Vietnam était soulevé" dans les conversation avec Moscou, sur les conseil de Nixon, Kissinger devait "secouer la tête et dire 'Je suis désolé Monsieur l'Ambassadeur, mais [le président] est hors de controle." Nixon a dit à Haldeman :
"Je veux que les Nord-Vietnamiens croient que j'ai atteint le point où je pourrais faire n'importe quoi pour arrêter la guerre. Nous allons juste leur glisser quelques mots du type 'vous savez combien Nixon est obsédé par la question du communisme, nous ne pouvons pas l'arrêter lorsqu'il est furieux et il a la main sur le bouton nucléaire'. Et vous verrez qu'Hô Chi Minh lui-même sera dans les deux jours à Paris pour y mendier la paix."

Lors du lancement de Giant Lance, le secrétaire général soviétique Leonid Brezhnev n'avait aucun moyen de savoir s'il s'agissait d'un exercice, un coup de bluff, ou de la fameuse attaque qui signerait la fin du monde. Anatoly Dobrynin, l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, met en place une réunion d'urgence avec Nixon et Kissinger.
Dobrynin entama la conversation par l'expression de sa vive inquiétude au sujet des actions de la Maison Blanche. Le président a alors épinglé l'ambassadeur soviétique en exigeant que Moscou aide les Etats-Unis au Vietnam. Nixon déclara que si aucune aide n'était offerte "les Etats-Unis se réservent alors le droit de suivre leur propre voie et à utiliser leurs propres méthodes pour mettre fin à la guerre".


Richard Nixon et Anatoly Dobrynin au bureau ovale en Décembre 1973.

Dobrynin a rapporté les menaces de Nixon dans son rapport au Kremlin en ces termes : "il n'acceptera jamais une défaite ou même des accords humiliants. Les Etats-Unis, tout comme l'Union Soviétique, sont une grande nation, et lui en est son président. Les dirigeants soviétiques sont des personnes déterminées, mais lui, le président, l'est aussi."
Dobrynin averti les leaders soviétiques que "Nixon est incapable de se controler, même lors d'une conversation avec un ambassadeur d'une puissance étrangère". Toujours au sujet du président, il a aussi émis des commentaires tels qu'une "émotivité croissante" et un "manque d'équilibre".

Et c'était exactement l'impression que Nixon et Kissinger voulaient donner ! Après la réunion, Kissinger se félicitait de leur réussite. Il écrit au président : "Je soupçonne que la mission première de Dobrynin était de tester la gravité de la menace". Nixon avait, selon Kissinger, "joué froidement en rendant coup pour coup". Kissinger conseilla la Maison-Blanche de "continuer le maintien de nos avertissement oraux avec nos déplacements militaires en cours".

Le 30 Octobre 1969, Nixon et Kissinger ordonnent la fin de Giant Lance, les B-52 firent alors demi-tour pour rentrer à leurs bases. Les premières conclusions tendirent vers une validation de la théorie du fou. Nos deux compères ont peut-être essayé de montrer aux Soviétiques qu'ils pouvaient entreprendre des actions extrêmes sans avertissement, puis de les arrêter de façon tout aussi imprévisible. Cela permettrait d'occuper le Kremlin à essayer de deviner leurs intentions et se poser la question quand est-ce que les Etats-Unis allaient encore se mettre à courir vers le bord de la falaise ?

A son niveau le plus important, la mission a échoué. Elle a peut-être bien effrayé les Soviétiques mais elle ne les a pas obligé à mettre fin à leur soutient envers Hanoï, et les Nord-Vietnamiens n'ont certainement pas mendié un accord paix à Paris.
Cependant notre duo de choc pensait que leur manœuvre (Philippe si tu nous lis) avait ouvert de nouvelles possibilités quant à l'utilisation de la menace nucléaire. De leur côté, les maîtres de Moscou ont reconnu qu'après Octobre 1969 ils ont améliorer leur dialogue avec Washington sur les sujets qui touchaient aux intérêts Américains.

Cet article est la traduction de l'article de Jeremi Suri paru dans Wired. Jeremi Suri (suri@wisc.edu) est professeur d'histoire à l'Université du Wisconsin, il est aussi l'auteur de "Henry Kissinger and the American Century".Je l'ai étoffé en y étalant mes maigres notions en stratégie et sur la Théorie des Jeux, tel le Nutella lorsque le pot est vide.

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When Johnny comes marching home

Icon Date April 4th, 2008

Après un long silence radio, voici une petite histoire vieille de 50ans afin de vous mettre dans l'ambiance du prochain billet.

M. Walter Gregg, fermier dans une région isolée des environs de Florence, en Caroline du Sud, et ancien parachutiste de la dernière guerre mondiale, se trouvait dans son garage en compagnie de Walter Gregg junior. Dans la maison, Mme Gregg, ses deux filles et une nièce s'affairaient.
Tout à coup, dans une éblouissante lueur verte, la maison vacilla et son toit s'effondra, les sapins d'alentour furent arrachés. Dans son jardin, à une centaine de mètres de la maison, un cratère s'était ouvert. Les deux époux et les trois enfants avaient été légèrement blessés par des éclats de verre. Ce ne fut que lorsque tout le monde eut été pansé que l'on apprit par les artificiers du Strategic Air Command, aussitôt accourus, que la famille Gregg avait été victime d'une bombe atomique.
L'arme avait été lâchée par un bombardier BAI de la base aérienne de Hunter (Géorgie) au cours d'un vol d'exercice. Selon les premiers renseignements recueillis par les enquêteurs, le verrouillage du dispositif de lancement n'a pas fonctionné. L'engin, heureusement, n'était pas armé. Il contenait néanmoins une charge explosive "classique" qui fait partie du détonateur de la bombe.
C'est la déflagration de cette charge qui détruisit la maison des Gregg, ébranla quelque peu l'église voisine et renversa une automobile. Les experts s'empressèrent de faire évacuer les ruines de la ferme. Non point qu'ils aient craint une explosion atomique, mais certaines poussières radioactives peuvent cependant pénétrer dans les poumons.
Toutefois, on ne semble pas redouter un danger de ce genre pour la famille Gregg ...
Le Monde, le 13 mars 1958

free music

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Que dieu me tripote

Icon Date March 9th, 2008

Telerama T_T

J'ai acheté Télérama ! A ma décharge c'était pour la bonne cause mais putain qu'est-ce que je me sens sale ... Télérama quoi ! La revue qui qualifiait les mangas et la japanim' de japoniaiseries exaltant l'imbécillité chronique, de nid à pédophiles louant la violence, le tout avec une bonne vieille couche nazie évidemment. Télérama et sa superbe critique : "Fight Club se contente de délayer une mélasse sub-nietzschéenne épicée de violence gratuite".
J'expirerais mon peché en regardant, sur NT1, tous les soirs de la semaine prochaine les deux épisodes quotidiens du dieu du shonen : DBZ.

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Mercredi 02 Mai 2007

Icon Date February 25th, 2008

"Pour être président de la République il faut être calme", propos de Nicolas Sarkozy lors du débat des l'entre-deux tours des présidentielles (souvenirs).

Pourquoi ce "casse-toi alors pauvre con" fait-il autant parler ? Car bon, Sarkozy vulgaire et méprisant c'est pas un scoop hein.
Ceux qui défendent notre cher président mettent en avant le fait que tout à chacun aurait répondu de la même façon face à une provocation identique. Là j'dis tout à fait Maurice. A titre personnel bien-sûr qu'on aurait fait au moins autant que lui.
Par contre dans le cadre professionnel, absolument pas. Un tel écart est une grave erreur, y'a pas chier. Sans oublier qu'être président de la République ce n'est pas un travail, c'est une fonction. Et qui plus est dans la 5ème République, elle se veut suprême.

Bon j'arrête là, je pense qu'on va en bouffer à toutes les sauces du casse-toi alors pauvre con pas la peine que j'en serve ici aussi.
Je retiens seulement votre attention sur le grand Raffarin qui nous en sort une bien bonne, le passage dans le salon de l'agriculture du président de la République est une démarche publique mais le dialogue est privé.
C'est bien connu ! Rien de tel qu'un salon qui a attiré plus de 600 000 visiteurs l'année dernière pour y faire la conversation en toute intimité n'est-ce pas ?

 
 Raffarin - Le grand rendez-vous: Play Now | Play in Popup
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Comment reconnaitre des geeks en vacances ?

Icon Date February 25th, 2008


Et heureusement qu'on avait pas d'accès au net...

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Pendant ce temps sur WoW

Icon Date February 12th, 2008


Yeuse rencontre quelques soucis de micro sur ventrilo.

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Là où y’a de la gène, y’a pas de plaisir.

Icon Date February 8th, 2008


Qu'on l'apprécie, ou pas, faut bien admettre que sur ce coup Le Petit Journal a fait très fort.

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Pas de nouvelles … beh pas de nouvelles hein

Icon Date February 6th, 2008

Quinze jours ont passé depuis le dernier billet, certes vos flux RSS doivent être désormais habitués à mes publications d'humeurs irrégulomadaires. D'habitude c'est le manque de temps associé à un embourbement dans mes idées qui vous sauvent d'un nouveau billet.
Mais là ce n'est pas le cas, non sérieux j'dois me faire vieux car je suis blasé.
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